//Semences et Progrès – En direct des coops et des négoces

Semences et Progrès – En direct des coops et des négoces

InVivo lève des fonds pour son pôle agriculture Bioline by InVivo, marque ombrelle qui fédère les métiers du groupe InVivo dédiés à l’agriculture (semences, santé du végétal, biocontrôle, agriculture digitale) vient de lever 50 millions d’euros. L’opération prend la forme d’une augmentation de capital auprès d’un consortium de partenaires investisseurs mené par LFPI (La Financière Patrimoine d’Investissement), associé à Idia Capital Investissement et Unigrains. Objectif: contribuer à l’accélération de la transformation de l’agriculture en France et à l’international. Cette augmentation de capital, couplée à une capacité d’endettement accrue, doit permettre à Bioline by InVivo d’investir massivement dans les secteurs stratégiques où elle opère déjà aujourd’hui, mais aussi de se positionner sur de nouveaux territoires de conquêtes. Pour Laurent Martel, son directeur général, « cette opération nous permet d’intégrer le cercle très fermé des entreprises qui vont se positionner favorablement sur le marché mondial de l’agriculture de demain. Bioline by InVivo va devenir un acteur de la transformation de la Ferme mondiale ». Le groupe indique qu’il pourrait procéder sous 24 mois à une 2e levée de fonds d’un même montant.

Unicor: être un précurseur Lors de son assemblée générale, le groupe coopératif Unicor a présenté un exercice 2017 « encourageant », avec un chiffre d’affaires de 347,57 millions d’euros et un résultat net de 1,12 million d’euros. Il a également dévoilé son projet d’entreprise qui fixera la stratégie pour les prochaines années, et que résume une nouvelle accroche: « Unicor, précurseur de valeur ». « Être précurseur, c’est être à la fois initiateur et pionnier », a observé Jean-Claude Virenque, président du groupe. « Or, sur de nombreux dossiers, Unicor a su impulser de nouveaux projets et être à l’avant-garde du monde agricole. Je pense bien évidemment aux Halles de l’Aveyron mais plus largement à notre stratégie globale pour les agricultures de nos territoires. Cette stratégie est fondée sur le dialogue avec le consommateur, la mise en avant du patrimoine immatériel de notre territoire, la segmentation des productions avec une recherche du mieux-disant qualitatif, l’excellence technique et in fine, une meilleure valorisation des productions agricoles ». Décliné par domaine d’activité stratégique (approvisionnement des exploitations, équipement des exploitations,

organisation des productions, valorisation des productions, jardinerie et libre-service agricole, Les Halles de l’Aveyron), ce projet va structurer la vie du groupe. « Tout reste à faire », a souligné Denis Simon, directeur général. « Unicor a su être pionnier mais nous devons conserver et même accentuer notre longueur d’avance ». Agrial: en route vers 2025 Dans un contexte agricole plus favorable bien que contrasté, Agrial a poursuivi son développement et dresse un bilan « satisfaisant » de l’année 2017. Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 6,5 % pour atteindre 5,5 milliards d’euros, contre 5,2 milliards en 2016. L’excédent brut d’exploitation suit une croissance équivalente (+ 6 %), passant de 212 à 225 millions d’euros. Ce dynamisme permet de maintenir un haut niveau d’investissements dans toutes les branches du groupe, à hauteur de 136 millions d’euros. Le résultat net progresse de 62 à 63 millions d’euros, soit 1,1 % du CA. Grâce à ces résultats, Agrial va redistribuer 18 millions d’euros à ses 13 000 agriculteurs-adhérents, contre 13 millions l’année précédente. 2017 a été la première année de déploiement du plan stratégique Horizon 2025. L’organisation du groupe a été repensée et s’articule désormais autour de cinq branches d’activités,

au lieu de huit auparavant. Les principaux objectifs fixés par ce plan sont de réaliser 50 % du CA agroalimentaire à l’international (un tiers en 2017), produire 10 % en agriculture biologique, réduire de 10 % les consommations énergétiques et d’eau et de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires, atteindre zéro résidu de pesticides dans tous les produits. Sénalia et Scael, partenaires à Rouenï Partant du constat que « les échanges mondiaux de céréales évoluent fortement depuis dix ans, que la filière export française subit une concurrence de plus en plus forte sur ses débouchés historiques et que l’amélioration de la compétitivité de la filière export passe par une amélioration de ses performances », Sénalia et le groupe Scael, à travers sa filiale Lecureur SA, ont signé un partenariat visant à consolider la filière céréalière rouennaise. Ce rapprochement porte sur la totalité de la chaîne portuaire: silos portuaires, logistique export, laboratoires d’analyses céréalières, dédouanement. À partir du 1er juillet, Sénalia assurera la gestion opérationnelle et la direction du silo portuaire de Lecureur, situé au Val-de-la-Haye. Toujours dans une optique de consolidation des outils, Sénalia et la Scael mettront en commun leurs activités de transit et d’analyses céréalières de Rouen. Au-delà de la mutualisation des équipements, cette coopération vise à fédérer les acteurs du port de Rouen. La Scael compte ainsi élargir les services de Lecureur en profitant d’un outil de stockage plus large et diversifié. « Les équipes de Lecureur intensifieront leur vocation de commercialisation des céréales à l’international et développeront de nouvelles filières export pour répondre aux attentes de leurs partenaires industriels de l’agroalimentaire, distributeurs et offices ».Interface Céréales et Biocer, de la production à la vente en bio Pour la coopérative Interface Céréales, l’engagement dans la filière bio est une étape importante, qui montre sa volonté

d’élargir le panel de services proposés à ses adhérents et de répondre aux attentes de ceux qui ont fait le choix de se convertir à l’agriculture biologique. Afin de proposer à ses adhérents des débouchés diversifiés et solides, elle a choisi de faire appel à l’expertise de la coopérative Biocer pour la collecte et la commercialisation de ses productions biologiques à compter de la campagne 2018, dans le cadre d’une convention de partenariat. « Le marché de l’agriculture biologique est en pleine expansion, source de véritables opportunités pour l’agriculture de notre territoire. La demande sociétale est forte, tant du côté des consommateurs que des citoyens, il faut savoir y répondre avec professionnalisme », a estimé François Barret, président d’Interface Céréales. De son côté, Biocer, pionnier de la collecte bio dans l’ouest de la France, souhaite élargir sa collaboration avec les acteurs coopératifs locaux pour répondre à la demande en fort développement des marchés biologiques. Selon Olivier Reboul, son président, « ce partenariat témoigne de l’intérêt et du changement d’échelle de la filière biologique en France ». Terrena promeut les associations de cultures À la mi-mai, la coopérative Terrena a accueilli à son siège d’Ancenis, une délégation internationale de 70 chercheurs venus de 13 pays, dans le cadre du séminaire annuel du projet européen ReMIX. Ce programme de recherche collaboratif, qui associe 23 partenaires dont Terrena, vise à généraliser la pratique des associations de cultures pour améliorer les rendements, tout en favorisant la valorisation des ressources naturelles du sol, le contrôle des ravageurs, des maladies et des mauvaises herbes. Selon Terrena, deux freins principaux entravent l’extension de cette pratique en Europe: la méconnaissance des agriculteurs et des techniciens agricoles des variétés spécifiques et des techniques adaptées à l’association des cultures, et le manque d’adaptabilité des pratiques à tous les contextes pédoclimatiques locaux. Le projet ReMIX, financé par l’Union européenne à hauteur de 5 millions d’euros, cherche à surmonter ces obstacles. Il prévoit de produire de nouvelles connaissances scientifiques et opérationnelles, aussi bien pour les

systèmes agricoles conventionnels que biologiques. Dès 2008, des agriculteurs de Terrena ont expérimenté grandeur nature, dans leur ferme, les premières associations de cultures et ont validé avec les agronomes de la coopérative l’intérêt technico-économique de deux d’entre elles, les associations colzaplantes compagnes et lupin-triticale. Leur présentation aux Terrenales 2010 a permis le déploiement de ces solutions. Chaque année, plus de 1 000 hectares de cultures associées sont mis en production par les adhérents de Terrena. La coopérative a pour ambition de multiplier par cinq ces surfaces d’ici à cinq ans. Pour y parvenir, elle s’appuie sur sa filiale Jouffray-Drillaud qui a développé une expertise dans les mélanges de semences, notamment dans les couverts végétaux, à travers un pôle de recherche dédié. Une dynamique autour du bio en Poitou-Charentes^3 Sèvre et Bellec A P FAYE Ocealia Engagées dans le développement de la production bio et fortes de leurs initiatives communes dans les productions animales avec Soléo Développement, les trois coopératives de Poitou-Charentes, Sèvreet-Belle, Cap Faye et Ocealia, lancent une dynamique régionale autour du bio. Ce partenariat concerne les productions végétales (céréales, oléagineux), la viticulture et l’élevage. « Le contrat partenaire » avec les adhérents prévoit non seulement la sécurisation pluriannuelle des revenus, mais aussi un suivi technique et économique. L’agriculteur participera à des groupes d’échanges sur l’amélioration des performances. L’engagement repose également sur des valeurs éthiques, sociétales et environnementales, avec la prise en compte de la biodiversité. Cellesci seront validées par une démarche de certification. Le projet s’appuiera aussi sur un partenariat avec les associations de producteurs bio, qui accompagneront les coopératives dans l’étude approfondie des dossiers. L’identité de chacune des coopératives et leurs relations avec les adhérents sont préservées. Chaque entreprise pilote la démarche en interne. D’autres coopératives pourraient rapidement se joindre au mouvement.

Acolyance, un projet cofinancé dans la méthanisation Acolyance souhaite relancer la dynamique de la méthanisation sur son territoire. Le groupe coopératif s’engage à développer la production de biogaz issu des déchets de matières premières agricoles, via sa filiale Méthalyance. En intervenant dans l’étude et la réalisation de projets d’investissement, il répond aux besoins de ses agriculteurs-coopérateurs désireux d’accroître et pérenniser la valeur ajoutée de leurs exploitations. Acolyance leur offre aujourd’hui la possibilité de l’accompagner dans ce projet grâce à AgriLend, première plateforme de prêt participatif dédiée à l’agriculture. La collecte pour un montant de 200000 euros a été mise en ligne le 14 mai dernier, pour une durée de deux mois. « PILOTER SA FERME » avec Cecab et Broons Les coopératives Cecab et Coop de Broons, du groupe d’Aucy, proposent à leurs adhérents un nouveau service d’aide à la commercialisation des céréales et de gestion des risques économiques développé par la start-up « PILOTER SA FERME ». Dans un contexte d’instabilité des marchés, elles ont souhaité apporter un service adapté à la spécificité des besoins de leurs producteurs et au contexte breton. Ce service intègre les paramètres personnels de l’agriculteur, tels que son coût de production, ses besoins de trésorerie, son mode de commercialisation (prix campagne, prix ferme, marché à terme) ou encore son aversion aux risques, pour l’aider à se positionner et à prendre la meilleure décision en fonction de sa stratégie et de l’évolution du marché. « Il permet aux agriculteurs les plus autonomes de bâtir et de tester leur stratégie de commercialisation en mettant de côté le facteur émotionnel », explique Richard Buxant, responsable de l’offre collecte du groupe d’Aucy.Lorca se lance dans l’e-commerce grand public Le pôle de distribution verte du groupe Lorca, qui compte 34 magasins dans les domaines de la jardinerie,

de l’animalerie et du bricolage, lance son site e-commerce grand public www.pointvert-est.fr pour renforcer la proximité avec ses clients de plus en plus connectés et désireux d’accéder à des références supplémentaires. Le site propose plus de 2000 références et des offres commerciales attractives. Le client pourra être livré à son domicile ou récupérer ses achats dans son magasin le plus proche. En parallèle, Lorca a ouvert un magasin La Maison Point Vert à Saint-Avold, en Moselle. Proche du centre-ville, ce point de vente de 2900 m2 est dédié à la jardinerie, l’animalerie et la décoration intérieure. Le bâtiment « nouvelle génération » a été conçu pour être économe en énergie et est équipé de panneaux photovoltaïques. Après l’inauguration, en mars dernier, d’un concept terroir sur 280 m2 au Magasin Vert du port de Metz, puis d’un Magasin Vert à Neufchâteau, dans les Vosges, le groupe poursuit de manière soutenue sa politique d’investissement et de développement. Terre Atlantique, un silo rénovéTerre Atlantique a inauguré son silo de Landes (Charente-Maritime) remis à neuf. La capacité de réception a été triplée, de 90 t /h à 290 t/h, pour limiter l’attente lors de la collecte. La capacité d’expédition a progressé de 55 à 230 t. Un nouveau lieu de distribution des produits phytosanitaires a été aménagé afin d’apporter un meilleur service de proximité aux adhérents. Enfin, un plan de circulation lié au déplacement du pont-bascule a été dessiné. Ces investissements se chiffrent à environ un million d’euros.Axéréal, vers la mise en sommeil de 150 silos Axéréal envisage de mettre en sommeil 150 silos sur ses 350 sites de proximité. D’ici à cinq ans, ces équipements de stockage ne devraient plus ouvrir qu’en période de moisson. La mesure s’inscrit

dans le projet de transformation de la chaîne du grain prévu par le plan « Ambition 2022 ». La nouvelle carte de répartition des silos devrait être connue après la moisson 2019. Cette évolution, qui nécessitera une réorganisation terrain, ne devrait pas entraîner de licenciements. Le groupe a fait part de sa réflexion en marge du salon « Terre de challenges » organisé en mai dernier au Subdray, dans le Cher, et à Arrou, en Eure-et-Loir. La manifestation a reçu les adhérents et clients agriculteurs, une partie des salariés du groupe, des lycéens des établissements agricoles et des élus locaux. Elle avait pour enjeu de cibler les clefs de compétitivité pour les exploitations et de permettre une prise en compte des évolutions et des pistes d’avenir de façon à éclairer leurs décisions stratégiques. Au total, sur chacun des salons aux allures de « Trivial Poursuit » géant, divisé en six triangles, 22 sujets ont été développés dans des stands, sur parcelles de démonstration, par des simulateurs et des animations. Les visiteurs étaient invités à vivre une campagne de commercialisation en accéléré pour tester leur stratégie. Chaque site a accueilli plus de 1 000 visiteurs. « Les éléments-terre », l’événement chez Noriap La nouvelle station d’expérimentation de Noriap a accueilli les agriculteurs les 19 et 20 juin à Quevauvillers, dans la Somme. Ces journées ont été placées sous le signe de l’innovation tant sur les thématiques présentées que dans l’organisation. Au programme: cinq pôles thématiques avec démonstrations dynamiques, explications techniques et prospectives (génétique et protection des cultures, agriculture connectée, agriculture de précision et robotique, filières et nouvelles productions, défis des nouvelles conduites culturales en colza et betterave). La nouveauté est la programmation de deux après-midi « découverte ». L’un était consacré à l’agroforesterie pour améliorer la fertilité des sols, réduire certains intrants, limiter l’érosion, diversifier les débouchés. L’autre, dédié à l’agriculture de conservation, a fait un état des lieux et des applications opérationnelles. 1 000 agriculteurs étaient attendus.M . – J . D .


Par |2018-07-02T12:33:13+00:001 Juin 2018|Presse|

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