//Cultivar Leaders – COMPTEUR CONNECTE DANS LE TRACTEUR, CAMERA SUR L’ENROULEUR

Cultivar Leaders – COMPTEUR CONNECTE DANS LE TRACTEUR, CAMERA SUR L’ENROULEUR

Avec son boîtier connecté Samsys, Julien Doussineau, céréalier en Eure-et-Loir, suit en temps réel divers chantiers de son exploitation, pour un confort de traçabilité. Afin d’optimiser la surveillance de son irrigation, il a mis au point avec deux associés agriculteurs une solution de caméra connectée, Irricam. Deux solutions pour plus d’efficacité, cap prioritaire de l’entrepreneur beauceron.

Viser l ‘ e f f i c a c i t é , la productivité, et l’optimisation du personnel salarié sur l’exploitation. Voici les trois objectifs principaux de Julien Doussineau, 4 0 ans, ingénieur agricole de formation, installé sur 2 8 0 ha à Boisville-la-Saint-Pére, entre Orléans et Chartres. Outre la partie colza-blé-orge et des contrats semences en orge et blé, l’agriculteur cultive aussi des porte-graines (persil et betterave sur 1 3 ha), des pommes de terre (environ 3 0 hectares), et loue une douzaine d’hectares pour la culture de jeunes plants de pommiers (1 2 ha). Sans oublier le travail à façon de récolte pour 160 ha supplémentaires ! Un planning bien rempli pour cet ancien conseiller bancaire durant 1 1 ans, qui a repris l’exploitation familiale en 201 3. Objectif: optimiser son temps à l’aide de solutions connectées. Outre la station météoconnectée Sencrop, l’agriculteur a choisi pour les semis 201 8 de tester le boîtier Samsys. Positionné sur l’outil tracté, le boîtier enregistre les positions GPS et la durée des travaux, puis transfère les données sur un portail Web. Coût du boîtier: 2 5 0 euros, et 100 euros d’abonnement.Suivre l’ensemble des coûts « Après avoir testé le boîtier durant trois mois, vous comprenez vite l’intérêt en termes de traçabilité, avec un suivi informatisé et non plus écrit sur un cahier. Vous savez en temps réel où est votre matériel, notamment pour suivre les activités de vos salariés sans pour autant faire de « flicage ». D’ailleurs, je les ai formés, eux aussi, à la prise en main de l’outil. Si vous faites de la prestation, cela permet d’avoir directement le temps et la surface travaillée, pour ensuite facturer. Quant au

coût, il est très vite rentabilisé, avec l’ensemble des bénéfices que le boîtier apporte. » Autre intérêt: connaître les consommations instantanées de carburant. « Cela permet de suivre l’ensemble des coûts pour envisager des économies », poursuit le céréalier, qui trouve la prise en main « très simple et intuitive ». Le boîtier Samsys pourrait fout de même bénéficier de deux améliorations : « Une retransmission immédiate sur les logiciels de suivi parcellaire, et un historique de recherche pour retrouver une activité un jour donné. Mais les concepteurs semblent y

travailler, et sont totalement à l’écoute des retours clients, ce qui est très appréciable I » Autre solution connectée, cette fois développée par l’agriculteur lui-même : la caméra de suivi de l’irrigation. « Lorsque j’ai pris conscience du temps que je passais à vérifier mes quatre enrouleurs, matin et soir, je me suis dit qu’il fallait trouver une solution I Rien n’existait sur le marché, alors avec deux amis céréaliers, Xavier et Rémy Chabannes, nous avons mis au point une solution de surveillance autonome connectée à un mobile, après avoir

testé plusieurs équipements et applications. » Irricam noté 2 9 / 30 par Arvalis Pour distribuer leur solution nommée Irricam, ils créent en 201 7 la société Agrisolution, hébergée au village By CA de Châteaudun, regroupement de start-up sur le campus des Champs du possible. La caméra étanche se fixe sur l’enrouleur et permet de surveiller en temps réel de son Smartphone le bon déroulement de l’irrigation grâce à la vidéo et au son, de jour comme de nuit, avec contrôle sonore, interrupteur on-off, et détection de mouvement. L’offre intègre aussi la configuration de l’application AnyScene, compatible IOS et Androïd, une interface qui permet de voir sur mobile, PC ou tablette les différentes caméras connectées. Agrisolution gère également le SAV. « En 2018, nous avons vendu 40 caméras et les retours

clients sont très bons ! Notre solution a aussi été testée par Arvalis sur sa Digiferme de Boigneville, avec une note de 29/30, ce qui est très encourageant », poursuit Julien Doussineau, précisant que déjà 25 caméras Irricam ont été commandées depuis le début de l’année. Pour un coût de 9 5 0 euros la caméra seule, complété en option de 100 euros HT/ an de carte SIM (compatible multi-opérateur), l’amortissement se fait en deux mois d’après le céréalier, et en 2,8 mois d’après Arvalis. Un kit de panneau solaire (panneau, batterie et régulateur de charge) peut compléter l’offre, pour 2 8 0 euros, afin de rendre l’installation autonome en électricité (mais il est possible de relier la caméra au panneau solaire de l’enrouleur). « Hors période d’irrigation, les caméras peuvent être fixées sur les hangars pour de la surveillance, sur les séchoirs pour suivre de son mobile les températures, mais aussi pour du suivi de troupeaux surtout aux périodes de mises bas I »Développer les contrats de distribution Présente au dernier Innov-Agri, sur le stand d’Irrifrance, puis au Sima, et mise en avant dans les concessions Lecoq, la solution Irricam commence à se faire connaître. « Nous gérons la vente sur le Centre de la France, et le Nord est géré par les concessionnaires Verhaeghe. A terme, nous espérons

Les cofondateurs de Samsys (de gauche à droite) : Romain Tribout, Jonathan Lomel et Olivier Guille. OLIVIER GUILLE, COFONDATEUR DE SAMSYSSamsys capte les données des machines agricoles Créée en juin 201 7 à Lille par trois ingénieurs, Olivier Guille, Romain Tribout et Jonathan Lomel, Samsys conçoit des compteurs connectés pour aider les agriculteurs à gérer leur parc matériel. Après une phase test auprès d’une dizaine d’agriculteurs en 201 8, le déploiement de la solution démarre en 2019 avec déjà plus de 50 clients utilisateurs et 200 boîtiers distribués.Le boîtier autonome Samsys permet la captation de données des machines agricoles: position GPS, consommation de carburant, vitesse de rotation, débit hydraulique, débit de pulvérisation, comptage de ballots de paille… Objectifs : aller vers de la documentation informatique pour simplifier déclarations réglementaires, suivis de consommations, facturation, etc. Déjà compatible avec plusieurs prestataires (Clic Parcelle, Ekylibre), des discussions ont lieu avec d’autres fournisseurs (Isagri, Smag), et un prototype compatible Isobus pour intégrer directement des données aux cartes de préconisation intraparcellaire devrait sortir fin 201 9. « Nous proposons un seul boîtier auquel s’ajoutent divers accessoires selon les données à mesurer, notamment des capteurs, faisceaux », détaille Olivier Guille. Le boîtier aimanté se pose sur chaque équipement de travail, et la récupération des données a lieu sur le logiciel Samsys. Depuis début 201 9, Samsys propose aussi des porte-clés connectés pour reconnaître les chauffeurs, ainsi que des « tags » à placer sur chaque machine, pour éviter l’étape de reconnaissance sur l’appli. Boîtier seul : 250 €HT, tag chauffeur 50 €HT, tag machine 1 00 €HT l’unité (dégressif selon quantité commandée). Abonnement standard : à partir de 10 €/an, abonnement premium (pour capter les données auxiliaires, notamment conso gasoil) : 150 €HT.Souvent comparée à Karnott, Samsys se défend d’avoir plus de « modulation » sur sa solution, pour « travailler davantage avec les Cuma, ETA ou les grosses exploitations qui disposent de nombreuses machines et de plusieurs salariés ». D’ici fin 201 9, Olivier Guille espère commercialiser 1 000 boîtiers Samsys, et certains constructeurs les proposent déjà montés comme Prolog.

développer les contrats de distribution aussi avec des fabricants comme Irrifrance. » Les trois céréaliers ont aussi conçu le label « Créé par et pour les agriculteurs »mis en avant sur Irricam, qui pourra être déployé sur d’autres solutions (discussions en cours avec la start-up PILOTER SA FERME). Avec 75 0 0 0 irrigants en France, et « environ

, et 100000 machines d’irrigation, enrouleurs, rampes et pivots », Julien Doussineau voit un joli avenir pour Irricam. Et s’il a gagné du temps en surveillance, il reconnaît en passer désormais beaucoup sur le lancement des ventes, mais aussi à la réflexion de nouvelles solutions pour les agriculteurs…

Avec Irricam, Julien Doussineau suit de son portable le bon déroulement de l’irrigation sur ses quatre enrouleurs.

Julien Doussineau (au centre), céréalier en Eure-et-Loir, et ses deux salariés, Adrien et Clément, devant le boîtier Samsys positionné sur la planteuse à pommes de terre. « En 2 0 i # , nous avons vendu 40 catnéras irricam et les retours clients sont très bons. » Julien Doussineau. céréalier


Par |2019-06-12T20:49:54+00:005 Juin 2019|Presse|

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